Mantoche

Lundi 29 juin

Au milieu de la nuit un fort vent s’est levé. Les averses orageuses prévues se sont perdues en route. La température a un peu baissé. La vigilance canicule est passée au jaune.
Ils retrouvent avec plaisir Stéphanie et Christophe de l’épicerie-restaurant «La Capitainerie».
Il y a du mouvement au quai. Les compagnons d’escale changent. «L’autre» prolonge le séjour.



 

Pontailler-sur-Saône – Mantoche

Dimanche 28 juin

Ils larguent les amarres. «L’autre» peine à y croire.
La vigilance canicule est passée du rouge à l’orange. Des averses orageuses sont annoncées pour la fin de la journée et la nuit. Ils se risquent à quitter l’ombre protectrice des marronniers de Pontailler.
Sur le trajet, quelques nuages calment l’ardeur du soleil.
Ils amarrent le bateau à côté des saules décoratifs du quai de Mantoche.
Les nuages sont déjà allés voir ailleurs. 



 

Pontailler-sur-Saône

Samedi 27 juin

Cela fera 10 jours que «l’autre» se planque sous les marronniers. Les compagnons de ponton changent ; lui, il reste.
Demain, les températures devraient commencer à baisser. Peut-être largueront-ils les amarres.


 

Pontailler-sur-Saône

Lundi 22 juin

«L’autre» n’est plus seul au ponton sous les marronniers.
Au cœur de la canicule, les places à l’ombre sont rares et recherchées. «L’autre» garde précieusement la sienne.
Ils prolongeront l’escale en attendant que la température baisse un peu.
Sauf circonstances particulières, ils ne publieront plus de notices avant la reprise de la navigation.


 

Pontailler-sur-Saône

Dimanche 21 juin

«L’autre» reste à l’ombre. Il hésite à en sortir au risque de suffoquer.
Le pic de chaleur est encore à venir. Dès demain, alerte rouge canicule.
Ils suivent scrupuleusement et sans grande difficulté les recommandations : «limiter les activités physiques et sportives» ; «boire plusieurs fois par jour».


 

Auxonne – Pontailler-sur-Saône

Jeudi 18 juin

Alerte orange canicule.
«L’autre» connaît une planque pas trop loin d’ici.
Ils larguent les amarres vers 9:00. Après moins de 2.5 heures pour 17 kilomètres et 1 écluse, ils atteignent Pontailler. Le ponton sous les marronniers est curieusement vide. «L’autre» s’y installe, se met à l’aise, observe compatissant les bateaux au port écrasés sous le soleil.




 

Auxonne

Mercredi 17 juin

La guinguette au bord de l’eau, sous les platanes, est à moins de cinq minutes du ponton. Une épicerie comme ils les apprécient, privilégiant les produits régionaux, vient d’ouvrir à moins de dix minutes. Auxonne à de quoi plaire.
Ils ont pris une décision. Ils poursuivront en amont avec une prochaine escale à Pontailler-sur-Saône.
Ils savent où ils vont. Ils ne savent pas encore quand.


 

Auxonne

Mardi 16 juin

Sur la rive d’en-face, sous le saule pleureur, le banc attend les amoureux.
Ils hésitent : redescendre pour prendre le Canal du Rhône au Rhin ou poursuivre jusqu’à Mantoche avant de redescendre.
Aujourd’hui Ils n’ont pas l’esprit de décision.
«L’autre» patiente en espérant qu’ils aient les idées un peu plus claires demain.



 

Saint-Jean-de-Losne – Auxonne

Lundi 15 juin

Après une journée de farniente, ils larguent les amarres. «Schelter» reste seul au ponton du camping de Saint-Jean-de-Losne.
Ils fixent la destination au gré des circonstances. Contrairement aux prévisions, ils laissent l’embouchure du Canal du Rhône au Rhin à tribord et poursuivent sur la Saône jusqu’à Auxonne. L’occasion se présente pour «l’autre» de revoir «Tempinous» rencontré la saison dernière.
Ils trouvent une place, comme d’habitude, aux pontons au pied des locatifs du bord de Saône.




 

Saint-Jean-de-Losne

Samedi 13 juin

«Partis pour rester»
«C’est quand qu’on va où ?»
«L’autre» fredonne des paroles de circonstances.
Ils sont installés au ponton du camping de Saint-Jean-de-Losne et ne savent pas encore quand ils largueront les amarres.
Ils ont de la compagnie. Il ne reste plus une place libre. Le quai par contre est vide.



 

Seurre – Saint-Jean-de-Losne

Jeudi 11 juin

C’est le bal des bateaux-hôtels. La veille en fin d’après-midi, «Amacello» chasse «Lilas» du quai.
En début de journée, «l’autre» largue les amarres dans le sillage «d’Adrienne». Il ne craint pas d’être coincé dans la seule écluse de l’étape, la dernière à grand gabarit de la Saône.
Après deux heures de navigation, Saint-Jean-de-Losne est en vue. Ils passent le quai pour s’amarrer en amont, comme d’habitude, au ponton du camping, derrière les roseaux.





 

Seurre

Mercredi 10 juin

Il pleut, il mouille.
C’est la fête à la grenouille.
«L’autre» attend un jour meilleur.


 

Seurre

Mardi 9 juin

Avec le clocher de l’église Saint-Martin, les grandes maisons de l’extrémité nord du Quai du Midi marquent le paysage de Seurre au fil de l’eau. On y trouve le restaurant du Bar de La Marine. Ils n’y ont encore jamais mangé lors des nombreuses escales à Seurre. Ils y prendront le repas du soir.
«L’autre» sait qu’ils trouveront toujours une bonne raison de prolonger l’escale.



 

Seurre

Lundi 8 juin

«L’autre» est seul à Seurre, sous un ciel gris et pluvieux.
Un bateau de passage viendra peut-être lui tenir compagnie en fin de journée.
Ils récupèrent de la longue étape de la veille et ne savent pas encore quand ils largueront les amarres.


 

Fragnes – Seurre

Dimanche 7 juin

«L’autre» largue les amarres dans le sillage de «Louis Pasteur».
A l’écluse de Crissey qui permet de descendre sur la Saône, le tandem se défait. «Louis Pasteur» passe avec un bateau en attente devant eux ; «l’autre» attend un tour. Le tandem se reformera après l’écluse.
Entraîné par «Louis Pasteur», «l’autre» s’amarre à Seurre, sans escale intermédiaire.
L’étape est inhabituelle : 6 heures de navigation pour 46 kilomètres. «L’autre» se dit qu’on ne l’y reprendra plus.




 

Fragnes

Samedi 6 juin

«L’autre» s’est installé à Fragnes.
Il larguera les amarres avec «Louis Pasteur» demain à destination de Seurre. Pourquoi naviguer seul quand on peut naviguer à deux ?
C’est surtout l’occasion de paresser un jour de plus.


 

Fragnes

Vendredi 5 juin

Le ciel s’éclaircit. Il serait temps de larguer les amarres.
Ils préfèrent le temps des rencontres cordiales. Ils prolongent l’escale en compagnie de «Louis Pasteur».
«L’autre» ne s’en étonne guère.


 

Fragnes

Jeudi 4 juin

«L’autre» fait escale à Fragnes en compagnie de «Louis Pasteur» rencontré au fil de l’eau il y a quelques saisons.
Le temps est à la pluie et au vent. Ils ne largueront pas les amarres aujourd’hui. Ils attendront des conditions de navigation plus agréables. «L’autre» approuve.


 

Chagny – Fragnes

Mercredi 3 juin

En quittant Chagny, «l’autre» se fraie un passage dans le champ de lentilles.
Ils comptent les écluses : 11 sur 12 kilomètres pour atteindre Fragnes. A mi-parcours, ils croisent quelques bateaux montant de Fragnes. La dernière écluse est en panne avec un bateau à l’intérieur. Les portes en aval ne veulent pas se refermer. Comme souvent, les écluses tombent en panne à l’heure de la pause. L’éclusière accepte d’intervenir pendant la pause de la mi-journée.
Ils mettront près de 4 heures pour arriver à destination.





 

Chagny

Mardi 2 juin

«L’autre» est de retour à Chagny après la petite escapade à Dennevy auprès «d’Anima».
Il a retrouvé sa place. On pourrait penser qu’il n’a pas bougé. Si ce n’est qu’il est stationné dans l’autre sens, la proue tournée vers la Saône.
Le moteur à peine coupé, la pluie s’est mise à tomber. Une pluie faible et intermittente qui n’atténuera pas la sécheresse.
Demain, si le temps le veut bien, ils seront à Fragnes, au seuil de la Saône.



 

Chagny-Dennevy

Lundi 1er juin

Ils larguent les amarres pour une légère mise en condition.
Ils ne prennent pas la direction de la Saône, comme prévu. Ils remontent le canal sur dix kilomètres en franchissant deux écluses. «L’autre» se fraie un passage sur le tapis de lentilles d’eau. Sous le tapis, des algues entravent l’hélice. Ils n’ont encore jamais connu le Canal du Centre dans un tel état.
Après moins de deux heures de navigation, «l’autre» s’amarre à la proue de la péniche «Anima». Il est venu lui dire au revoir, avant de descendre sur la Saône.