Ray-sur-Saône
Samedi 23 août
«L’autre» a prolongé l’escale, comme souvent.
Dans un écrin de verdure, à l’écart de l’axe de la navigation et des routes, la halte est particulièrement calme. Ils l’ont découverte et appréciée la saison dernière.
La ruelle de la Saône qui conduit du bord de la rivière à l’ancien lavoir sur la place de l’église n’est plus très fréquentée. La petite épicerie n’accepte plus les cartes bancaires depuis longtemps. Les commerces ont déserté le village comme tant d’autres. Heureusement, il reste «Chez Yvette». Ici pas de chichi. On ne choisit pas, on se laisse faire. Pas de carte, un menu unique fait maison de l’entrée au dessert.
Ray-sur-Saône - Autet
Dimanche 24 août
«L’autre» est sur le retour.
Ils ne remonteront pas la Saône au-delà de Ray.
Sur le retour, ils tiennent à faire une escapade sur le canal du Rhône au Rhin pour s’offrir une escale prolongée à Dole. Ayant commencé tard, la saison sera particulièrement brève. Et à la vitesse à laquelle ils avancent, ils prennent de la marge.
Contrairement à l’aller, ils ne s’arrêtent pas à Savoyeux. Ils inaugurent une escale aux pontons du Camping La Plage à Autet à quelques sept kilomètres en aval. Les pontons récemment installés sont accueillants sous les arbres. Comme tout camping qui se respecte, celui de la Plage à Autet possède une guinguette.
Autet - Mantoche
Lundi 25 août
«L’autre» se réveille dans un paysage automnal.
Si vous passez par-là, faites une halte aux pontons du camping de la Plage à Autet. Vous passerez une nuit en nature, sans les embarras d’un amarrage en sauvage, sans bruits parasites, ni lumières polluantes.
Ils larguent les amarres un peu plus tôt que d’habitude. Les jeunes cygnes n’ont pas encore quitté leurs parents. Après quelques deux heures de navigation, Gray est en vue. Ils n’ont pas de produits de supermarchés à acheter, pas de linge à laver. Ils n’ont pas besoin de compléter le réservoir d’eau. Cinémavia ne propose aucun film qui les intéresse. Ils sautent la case Gray, même si le quai Mavia offre de nombreuses places libres.
Ils se retrouvent au quai de Mantoche qu’ils ont quitté il y a juste une semaine. Il ne sont pas les seuls à préférer Mantoche à Gray.
Mantoche - Pontailler-sur-Saône
Mardi 26 août
«L’autre» complète sa collection de clichés de sillages et d’arbres morts.
Ils ont décidé de poursuivre la descente de la Saône sans attendre. Pour réduire à une seule nuit l’escale à Mantoche, il faut une impérieuse raison. Météo France annonce des averses orageuses avec d’importantes rafales de vent pour la fin de la journée et les jours suivants. Elle veut se mettre à l’abri de l’orage.
Ils retrouvent le ponton sous les marronniers à Pontailler-sur-Saône 12 jours après l’avoir quitté.
Pontailler-sur-Saône
Mercredi 27 août
«L’autre» attend l’éclaircie.
L’orage attendu pour la veille et la nuit, n’a éclaté qu’en début de matinée.
Les prévisions météo restent pessimistes pour la fin de la journée : orages et averses orageuses. Elles sont un peu plus optimistes pour demain : pluie faible.
Ils seront prêts à larguer les amarres et décideront en fonction de l’aspect du ciel. Ils ont appris au fil de l’eau à renoncer à toute planification rigide. Au mieux, ils connaissent la prochaine destination, mais ne savent pas précisément quand ils l’atteindront. Dis «l’autre», c’est quand qu’on va où ?
Pontailler-sur-Saône
Jeudi 28 août
«L’autre» recharge ses batteries au port.
Considérant l’aspect du ciel et les prévisions météo, ils restent sous la couette. Il a plu toute la nuit et il devrait en être de même pour la journée. Sous les nuages, le capteur solaire peine à compenser la consommation électrique. Ils déplacent le bateau au port pour recharger les batteries, chauffer l’eau sanitaire et prendre soin d’eux.
Contrairement aux prévisions, il ne pleuvra pas. Il est trop tard pour larguer les amarres.
Des éclaircies sont attendues pour demain matin.
Pontailler-sur-Saône - Auxonne
Vendredi 29 août
«L’autre» ne sera pas seul pour affronter les intempéries.
Ils profitent de l’éclaircie matinale attendue pour larguer les amarres.
A Lamarche-sur-Saône, le restaurant «Le Nymphéa» à bonne réputation. Le ponton n’est par contre pas très accueillant. Peut-être s’y arrêteront-ils un jour par temps calme. Pas aujourd’hui. Ils savent que l’éclaircie sera de courte durée. Ils trouvent une place aux pontons d’Auxonne avant que le ciel s’assombrisse, que le vent se lève et que tombe la pluie.
Auxonne
Samedi 30 août
Le ciel n’a pas mis sa menace à exécution.
Il a plu. Mais l’orage est resté à distance ; le vent, modéré.
La pluie demeure au programme. L’éclaircie est attendue pour l’après-midi. Trop tard pour larguer les amarres selon le vade-mecum de «l’autre».
Ils verront bien de quoi demain sera fait.
Ils traversent le Pont de France pour observer «l’autre» sur le fond des immeubles de la rue du Jeu de l’Arc qui animent les pontons, même la nuit.
Ils complètent la collection des clichés des devantures de commerces oubliés qui rappellent que le futur finit toujours par passer.
Auxonne - Saint-Jean-de-Losne
Dimanche 31 août
Sur les voies d’eau, les bifurcations sont rares.
A moins de cinq kilomètres en amont de Saint-Jean-de-Losne, l'embranchement du Canal du Rhône au Rhin, en rive gauche de la Saône. Ils le prendront dans quelques jours pour l’escapade à Dole. Aujourd’hui, ils visent le ponton du camping. Aucune place libre. Ils poursuivent jusqu’au port où ils trouvent une place au ponton d’accueil chez Blanquart.
Ils ne mangeront pas à la guinguette du camping ce soir. Ils iront chez Jeanne, si le ciel le veut bien.
Saint-Jean-de-Losne
Lundi 1er septembre
Le ciel n’a pas voulu.
Jeanne ne reçoit et ne sert qu’en terrasse. La pluie et le vent les ont contraints à manger à bord hier soir. Ils prolongent l’escale pour une nouvelle tentative ce soir en défiant un ciel malveillant.
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