Saint-Jean-de-Losne(2)

Dimanche 30 juillet

Ils prolongent l’escale.
Après un épisode d’averses et de vent, le soleil tente une percée à travers les couches de nuages superposées. Il est temps d’aller saluer Jeanne. Sur le quai, leur terrasse est à l’enseigne de «si par hasard».
Demain, ils accueilleront des proches qui passeront quelques jours au camping. Ils partageront leur séjour. Ils fermeront le carnet de bord ; ne le rouvriront que lorsqu’ils largueront les amarres, sauf circonstances particulières.



 

Saint-Jean-de-Losne(1)

Samedi 29 juillet

Ils ne comptent plus les escales à Saint-Jean-de-Losne au fil des ans.
En particulier au ponton du camping ; la troisième escale déjà cette saison. Il faut un effort pour trouver un point de vue inédit sur «l’autre». Ce sera la marche du jour : ils longent la Saône en rive droite sur plus d’un kilomètre ; rejoignent le centre ville ; traversent la Saône et la remontent en rive gauche pour arriver en face du ponton. Ils auraient tout aussi bien pu photographier des flyers du camping que «l’autre» illustre sans le savoir depuis 2019.



 

Auxonne – Saint-Jean-de-Losne

Vendredi 28 juillet

Ils sont de retour à Saint-Jean-de-Losne.
Après 2.5 heures de navigation pour 16 kilomètres et 1 écluse, ils amarrent le bateau au ponton du camping de Saint-Jean-de-Losne. Ils craignaient de trouver le petit ponton totalement occupé. Il aura suffi que «l’autre» pointe sa proue pour qu’un bateau lui cède sa place. Comme souvent ils ont de la chance. On dit qu’elle se mérite et pourtant ils ont le sentiment de ne rien faire pour.


 

 

Auxonne(3)

Jeudi 27 juillet

Ils sont à Auxonne ; ils devraient être à Dole.
Ils auraient préféré. Les circonstances en ont décidé autrement (voir notice du 8 juillet). Ils ne vont par remonter à Dole. Le tracé sur la carte de leurs allers et retours incertains est déjà assez confus. Le trajet de «l’autre» dessine un nœud marin inédit. Pour embrouiller encore un peu plus la représentation, ils redescendront sur Jean-de-Losne où ils ont rendez-vous avec des proches en début de semaine prochaine. Demain, si le ciel le veut bien. Pour l’instant le soleil joue des coudes pour se faire une place dans un ciel nuageux.


 

Auxonne(2)

Mercredi 26 juillet

Ils ont rejoint leur bateau au port de plaisance d’Auxonne.
C’était lundi. «L’autre» est soulagé ; il n’a pas l’habitude d’être abandonné plus de deux semaines dans un port inconnu. Ils ont quitté le port de plaisance pour amarrer le bateau aux pontons du quai de Saône. Ils préfèrent; ils sont plus proches du centre ville, de ses bistrots et commerces.
Depuis leur retour à bord, le ciel hésite entre éclaircies et averses orageuses. Cet après-midi il s’est décidé pour une franche averse qui a détrempé le paysage. La température a agréablement baissé.


 

Auxonne(1)

Samedi 8 juillet

Escale imprévue à Auxonne.
La veille ils ont effectué le trajet Dole-Auxonne en une seule étape : 6 heures de navigation pour 33 kilomètres et 10 écluses. Tout cet effort, pour retourner à Dole en train demain en moins de 10 minutes.
Ils envisageaient laisser le bateau à Dole durant leur escapade sur la terre ferme. Ils ont dû y renoncer, en raison des feux d’artifice du 14 juillet.
«L’autre» patientera une quinzaine de jours à Auxonne . Il n’est pas amarré comme d’habitude au ponton du quai de Saône. Il est au port, sous surveillance pendant l’absence de l’équipage. Il ne sera pas seul ; il ne s’ennuiera pas.


 

Rochefort-sur-Nenon – Dole

Jeudi 6 juillet

«L’autre» retrouve la ville après une brève escapade en nature.
Eux retrouveront bientôt la terre ferme pour une quinzaine de jours.
Ils pensaient demander à «l’autre» de les attendre à Dole. Ce ne sera pas possible ; le port doit être libéré de tout bateau pour le 14 juillet. Ils auraient pu s’informer préalablement, penseront certains ; ils n’auront pas tort. «L’autre» prendra pension à Auxonne qu’ils rejoindront en deux étapes.
Ils sont dans le Jura. Ici le Trousseau a remplacé le Pinot; le Savagnin, le Chardonnay ; le Pontarlier, le Pastis. Demain ils seront en Côte d’Or.


 

Rochefort-sur-Nenon

Mercredi 5 juillet

La veille en soirée le Doubs retenait son souffle.
Au petit matin le ciel s’est lâché déversant des trombes d’eau. Dans la matinée les nuages menacent encore. Un vent soutenu retrousse le Doubs. Ils attendront Sous les Roches que les nuages se dispersent et que le vent se calme. Dès la fin d’après-midi, le ciel répond à leur attente.




 

Dole – Rochefort-sur-Nenon

Mardi 4 juillet

«L’autre» quitte Dole par une majestueuse allée de platanes.
Le ciel s’éclaircit timidement, encore un peu hésitant. Ils trouvent une place disponible au ponton de Rochefort-sur-Nenon, après 1,5 heures de navigation pour 7 kilomètres et 2 écluses. Après une longue escale, une petite étape. Ils connaissent les vertus de l’échauffement, même s’ils ne sont pas des adeptes de l’exercice physique. Après l’escale urbaine, une escale en nature : sur le Doubs, au pied d’une falaise, à l’écart du village.





 

Dole(5)

Lundi 3 juillet

«L’autre» est encore à Dole.
Ils avaient prévu larguer les amarres aujourd’hui. La nuit portant conseil ou pas, ils décident de prolonger d’un jour l’escale.
Ils se donnent le temps de se balader dans le centre ancien à la recherche de quelques clichés insolites à emporter : un ancien bassin-lavoir dans un lieu improbable ; un escalier renaissance étonnement moderne ; un support à vélos aux allures de sculpture (l’Architecte des Bâtiments de France a sans doute eu son mot à dire).
Le ciel hésite toujours entre nuages et éclaircies.




 

Dole(4)

Dimanche 2 juillet

C’est la Fête de l’eau à Dole.
Les diverses activités sur le canal invitent «l’autre» à rester au port. Il aurait des difficultés à se frayer un chemin dans les manifestations. Il est aux premières loges pour le spectacle.
Avec la pause prolongée, la moyenne des heures de navigation par jour est descendue à 1. Le moment est venu de larguer les amarres. Ce sera pour demain.
Le ciel hésite encore entre nuages et éclaircies.



 

Dole(3)

Samedi 1er juillet

Samedi est jour de marché à Dole.
Sur le parvis de la Collégiale, les marchands du temple ; en face, le marché des halles. Ils se sont levés un peu trop tôt. Au retour du marché, les terrasses du Canal des Tanneurs dorment encore.
Depuis la nuit orageuse de jeudi à vendredi, le ciel est tout barbouillé. Ils attendront à Dole qu’il s’éclaircisse.